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 Zen || Le feu du recommencement

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MessageSujet: Zen || Le feu du recommencement    Dim 27 Sep - 22:01


 

 
Zen

 

♦ Prénom(s): Zen
♦ Nom: //
♦Âge: 19 ans
♦Sexe: Mâle
♦Orientation sexuelle: Homo refoulé
♦Groupe: Clan hybride
♦Royaume: Arcadia
♦Rang: Knight
♦Métier: //
♦ Animal: Lynx pardelle ou ibérique
♦Pouvoir: Feu || Création de flamme(s) dans les mains et maîtrise de celle(s)-ci
♦Avatar:Gareki || Karneval




 
Ce que je vois dans le miroir

 

« Rapport médical de l'hybride Zen.

Jeune homme de taille et de corpulence moyenne. Il fait 1 m 71 et 63 kg. Il a une très bonne audition, ayant fait un sans faute au test. Sa vue semble aussi être parfaite. Aucune maladie à signaler, si ce n'est sa maigreur à ne pas amplifier. Son groupe sang...
 »

Le reste du papier était indéchiffrable. Heureusement, les principales informations étaient claires et lisibles. L'homme regarda l'hybride qui lui faisait face. C'était dur de l'accuser de quoi que ce soit. Il conclurait sur un accident.

Zen, assis sur une chaise, regardait ses pieds. La tête baissée, le regard fuyant, il se sentait coupable. L'homme restait silencieux et l'hybride ne bougeait pas. Puis une femme entra. Elles les regarda tous les deux avant de s'exprimer.

« Tu ne penses quand même pas que ce petit à fait quelque chose de mal, si ? Regarde-le, il semble tout maigrichon. »

Zen releva alors la tête vers elle et elle le dévisagea un moment. Elle le trouvait beau pour un hybride. Des cheveux en bataille, noirs et qui cachaient son regard quand il le désirait. Des yeux bleus, envoûtant. Le garçon avait aussi un petit nez et des lèvres fines. Ses sourcils ne faisaient pas de gros paquet de poil, eux aussi était fin. Zen était quelqu'un de propre, de soigner.

La jeune femme fusilla l'homme du regard et emmena Zen  avec elle. En se levant, il se vit dans le miroir. Maigrichon ? Lui ne trouvait pas. Fin, oui mais pas maigrichon. Il aimait comme il était. Le teint blanc sans être trop pâle, sa finesse l'aidait à être agile et ses mains étaient dites de pianiste. Bien qu'il n'avait jamais touché un instrument de sa vie et qu'il avait vu des mains plus grandes que les siennes.
Mais, ce que les gens ne remarquaient pas souvent, c'était ses oreilles. Elles étaient foncées et se camouflaient dans sa tignasse. Mais les poils plus longs au bout des oreilles se voyaient. Il les aimait bien même si il les aurait trouvé plus jolies en étant plus clair. Elles auraient mieux tapés l’œil des gens. Le garçon avait aussi une petite queue de Lynx. Pas longue mais présente. Après tout, il était Lynx, pas chat ou lion ! Elle était donc plus courte que les autres mais c'était ce qui faisait SA différence. Il n'était pas quelqu'un de commun après tout. Il ne le voulait pas en tous les cas.

Cela se constatait aussi via ses vêtements. Parfois tape-à-l’œil. Parfois sobre. Il aimait les couleurs, les habits aux découpes parfois étranges. Il mettait aussi de l'importance dans le tissus. Il doit être doux et agréable. Il ne doit pas gratter, ni serrer. Il doit se sentir à l'aise dedans et pouvoir bouger comme il veut. Il ne dit pas non aux tenues traditionnelles. Mais surtout, il refuse le nylon. Avec le feu, cela peut être dangereux. Même si lui s'en moque, cela ne lui plairait pas du tout de fusionner avec ses vêtements. C'est aussi pour cela qu'il peut être dévêtu. Pas qu'il soit exhibitionniste mais plutôt parce qu'il a chaud constamment à cause de son feu interne.

La jeune femme ramena alors Zen chez son éleveur. Et là, elle entendit pour la première fois la voix de l'hybride. Cette voix était calme, posée. Elle avait un léger timbre grave mais qui ne l'était pas à l'excès. On sentait la jeunesse encore dedans.Heureusement que la jeune femme n'avait pas entendu Zen chanter. Elle serait tombée encore plus sous le charme...

 


 

 

 
Ce qui se passe dans ma tête

 
« Zen ? Il était sauvage avant. Mais ça, c'était avant. Je lui ai bien appris qui faisait les lois et qui avait raison dans ce monde. J'ai parfois dû utiliser la baguette mais au final, il est devenu assez docile. Il est pas du genre a foutre le camp non plus. On peu avoir confiance en lui. Tout un travail ça ! Ce petit c'est grâce à moi qu'il est ce qu'il est. Bon, mon fils est passé par là aussi mais ça c'est autre chose. »

« Bien sûr que je connais Zen. On a vécu ensemble toute notre enfance. C'est grâce à moi si mon père ne l'a pas mis avec les autres hybrides en élevage. J'avoue. Je voulais le garder égoïstement près de moi... Comment il était ? Très craintif. Il voulait pas que je le touche. Mais au final, on dormait ensemble toutes les nuits. Le jour, il semblait fort moralement mais la nuit, c'était la cata' ! Il était très sensible. Maintenant, je pense qu'il doit avoir réussi à se faire une sorte de carapace. En fait, comme je suis plus vieux, je suis parti vivre ma vie avant qu'il ai fini la période de.... comment on appelle ça ? Enfin, bref ! Je sais pas comment il est  maintenant mais il a dû évoluer.  Quand on jouait ensemble, c'était la fête. Il avait de la suite dans les idées. Moi, je le trouve brave. Et puis, il semble tout faible mais il cache bien son jeu. Autant pour le physique que pour ce qu'il y a dans sa tête ! C'est pas un as de la manipulation. Pas avec mon père en tout cas. Mais il essaye. Peut-être que ça l'aidera un jour. Ah ! Et il dit qu'il aime les filles. Mais je le crois pas. Je l'ai jamais cru. Il les drague et tout par moment mais il fait jamais rien avec elles ! Et quand il y a un mec dans les parages, il le nie ou alors il devient timide. Il est même parfois gêné selon la situation ! Non, je suis sûr. Il est gay. »

« Le Lynx est une sale bestiole. Surtout celui-là. Enfin, il est discipliné mais il a quand même foutu le feu à un cabinet médical. L'impulsion, c'est pas pratique surtout quand on joue un peu avec le feu. Heureusement qu'il n'est pas encore lié mais quand même ! Et puis, je ne l'aime. J'ai vu une lueur bizarre dans son regard. Comme si il se moquait de moi, se jouait de moi. Il aime l'adrénaline à mon avis. En tout cas, il avait tout nié en bloc alors qu'on avait les preuves. Il a eu de la chance que ma collègue l'ai couvert et protéger... Mais c'est une faible face aux jeunes garçons après tout... »

« Ah... Le petit pyromane. C'était un accident. Il avait juste eu peur ! Quoi ? Pourquoi vous me regarder comme ça ? .... Hum, si j'ai trouvé quelque chose de bizarre chez lui ? Il s'était regardé dans la glace. Peut-être qu'il est narcissique ? Mais je ne le connaît pas. Ce n'est qu'une impression ! En tout cas, il semblait très ouvert, dévoué, gentil, adorable, mignon, doux, tendre... Aaah si seulement il avait au moins 5 ans de plus... Hem ! Pardon ! Je m'égare ! Il est aussi tactile. Je crois qu'il a failli avoir la main baladeuse... Si il a voulu profiter de ma gentillesse ? Hum... en y repensant... peut-être bien. Mais en tout cas, il était vraiment très obéissant et n'a jamais rien remis en question. C'est un bon garçon. »

 



 

 
Ce que j'ai fait de ma vie

 

1. La capture
Je tenais la main de maman. Elle courait vite. Trop vite pour moi. J'étais à bout de souffle et je n'en pouvais plus. Pourquoi on devait toujours courir ? Pourquoi on devait sans cesse fuir ? « Pour rester libre. » Mais être libre voulait dire courir tout le temps et sans arrêt ? Je n'avais que 6 ans. Je voulais juste une pause mais ma mère me traînait derrière elle. J'entendais bien les voix derrière nous mais j'étais tellement fatigué...

-Allez Zen !
-Mais j'en ai marre... Je suis fatigué...
-Encore un effort !

Mais au moment où elle le disait, un homme surgit devant nous et attaqua ma mère. Elle s'écroula sans que je comprenne comment ou pourquoi. Je fus alors entouré et emporté de force. Criant et me débattant, je pleurais. J'appelais ma mère. Je la voulais. Pourquoi était-elle couchée ! Elle qui pourtant nous avait tant fait courir après la mort de papa ? Je ne voulais pas la perdre mais... Au fond de moi, j'avais compris que c'était trop tard.

Je m'étais retrouvé dans une pièce assez sombre. Je m'étais roulé en boule dans un coin de cette pièce et j'attendais. Quand enfin, l'homme arriva. Il était grand et costaux. Je savais que je ne pouvais pas m'enfuir et je tremblais de peur à l'idée de ce que l'on pouvait me faire. Je n'en avait absolument aucune idée et mon imaginaire me terrifia. Je crois que je lui sortis un :

-Ne me mangez pas, s'il vous plait...

A cela, il avait rit. Ensuite il m'avait pris le bras et me traina hors de la pièce sombre. On était alors dans ce qui semblait être une cuisine. Une femme et un enfant plus âgé que moi étaient attablés et me fixaient. La peur, le malaise. Je rabattais les oreilles sur ma tête. Il me fit asseoir et me força à manger. En sentant l'odeur de la nourriture, et en voyant les autres manger, je fis de même. Cela faisait de bien mais... Qu'allait- il m'arriver ensuite ? Le gamin avait pris la parole en fin de repas. J'allais bientôt découvrir mon sort.

-On peut le garder, dit ?
-Keii, tu sais que non. Il va bientôt partir en centre d'élevage, comme tous les autres.
-Mais pourquoi ? Tu es éleveur, non ? Allez ! Ce serait pas mieux après tout ? Comme ça il sait vivre en nous aidant.
-En nous servant, corrigea sa mère qui jusque là ne s'était mêlée de rien.
-On verra bien plus tard, soupira le père, en attendant pour cette nuit, tu peux jouer avec lui.

J'avais l'impression d'être un jouet, un objet ou un meuble. Mais je n'osais rien dire de peur de subir des choses affreuses. En tout cas, l'enfant, Keii, était tout sourire. Il se leva de table, et me prenant la main, il me traina avec lui dans une autre pièce. Il essaya de me mettre en confiance et au final, on avait joué un peu. Puis sa mère était venue le chercher pour aller se coucher. Là, une nouvelle joute verbale eu lieu. Keii voulait dormir avec moi. Mais sa mère était parfaitement contre. J'étais peut-être encore un sauvage ! Je pouvais peut-être les tuer pendant la nuit ! Mieux valait m'attacher dans la cave et attendre le jour pour me remonter. En entendant cela, je m'étais fait tout petit. Je me sentais de trop, j'étouffais. Je voulais partir mais je sentais que je n'en étais pas capable. Finalement le père arriva et calma les choses. Il avait su s'arranger et, pour faire plaisir a son fils, ils pouvaient me garder chez eux. Ils avaient dit que je ferais les navettes entre le centre de dressage et la maison. Mais je ne comprenais pas grand chose... La mère partit avec Keii et je restais seul avec l'homme. Je n'osais pas bouger ou le regarder. Et sa voix grave me faisait trembler. Il me menaçait. Il avait peut pour la vie de son fils apparemment. Et si j'osais lui faire du mal, il me promit de me torturer. Me demandant si j'avais compris, j'hochais vivement la tête en regardant mes pieds, la boule au ventre.
Je passais alors ma première nuit dans la chambre de Keii. On dormait dans le même lit, mais je tenais éloigné de lui. Je tremblais encore. Je n'arrivais pas à dormir. En boule, même la couette ne me réchauffait pas. Je pensais. Je pensais beaucoup trop. Je n'avais pas compris comment j'étais arrivé là. Pourtant... On ne faisait que courir dans la forêt... comme d'habitude. Alors pourquoi cette fois ? Un soubresaut. Je me tenais alors encore plus en boule. Je ne devais pas pleurer. Sinon... Sinon ils allaient peut-être me faire du mal. Etant dans cette position, je ne voyais pas le regard de Keii sur moi et sa voix me fit sursauter. De même que ses mains qui me prenaient contre.

-Tout est fini, tu sais. Tu peux dormir maintenant.
-Mais... Je n'y arrive pas.

J'avais du mal à retenir mes larmes. Je voyais encore les scènes de la journée. Keii devait me prendre pour un idiot, un hybride idiot, parce qu'il me demanda pourquoi.

-Parce que... Parce que... Je veux ma maman...

Je pleurais maintenant à chaudes larmes, m'agrippant à cet humain. Je ne voulais pas être demain. Je ne voulais pas être confronté à la dure réalité que j'étais fait comme un rat comme disait mon père.

Les mains chaudes de Keii qui me frottaient le dos me consolèrent. Et c'est contre lui, blottit contre la chaleur de son corps que je m'endormis.
2.L'apprentissage
Le lendemain fut tellement différent de ce que j'avais l'habitude. De l'agitation, du mouvement. Je ne savais pas quoi, je ne savais pas ce que je devais faire. Alors je restais dans un coin, espérant que l'on m'oublie. Mais le petit-déjeuner arriva et Keii me força à manger. Puis il s'en alla avec sa mère et je me retrouvais seul avec l'homme. Il mangeait plus lentement et finissait seulement son repas. Toujours assis à la table, je regardais mes mains en silence. Puis il m'expliqua. Sa voix me faisait toujours frissonné.

J'allais être éduqué. J'allais apprendre à obéir, à être un « bon hybride ». Je ne comprenais pas tout mais il m'assura que si je suivais le programme, ma vie serait meilleure que la fuite continuelle que j'avais eu avec ma mère. En parlant d'elle, mon cœur se serra. Mais je ne voulais pas qu'il voit ma souffrance. Pas lui. En plus, il nous avait surveillé, Keii et moi. A croire qu'il avait vraiment peur que j'égorge son fils... Mais comme tout s'était bien passé, il allait accepter la requête de Keii et me garder. Dès lors, les matins se passeraient comme celui-ci. On déjeunait, Keii partait à l'école avec sa mère et moi au dressage avec son père. Je n'osais pas poser de question, alors j'hochais simplement la tête pour dire que j'avais compris.

Puis nous partîmes. Le chemin n'était pas trop long et je découvris le centre de dressage. On nous apprenait d'abord à obéir puis à servir. Et une fois qu'ils avaient obtenu cela, c'était la place à un entraînement physique et magique. Tout cela étendu sur bien des années. Ce qui faisait que je devais commencer par apprendre à obéir et servir. Mais il y avait des zones obscur dans ce qu'on nous enseignait, - nous car je n'étais pas le seul enfant -.  J'appris alors les paroles de la déesse. Et là, ce fut comme une sorte de révélation. Ou alors ma crédulité de garçon de 6 ans. Je comprenais pourquoi ma mère fuyais. Je comprenais pourquoi on voulait nous capturer. C'était notre faute. Enfin, celle de nos ancêtres. Il était donc logique de se faire pardonner. Surtout si on était dangereux. Dès lors j'agissais de mon mieux dans cette voie d'obéissance.

À la maison, Keii avait été ravi de pouvoir me garder. D'un côté, je ne savais pas comment le prendre. Etais-je pour lui un jouet ou non ? Je ne le savais pas et je ne le lui demandais pas. Parce que j'étais quand même content que quelqu'un s'intéresse à moi sans me donner d'ordres ou autres. Au final, il se comportait avec moi comme si j'étais un individu normal. Un peu comme si j'étais son petit frère. Après tout, il avait 10 ans alors que j'en avais 6.

Le temps passait et j'avais réussi à avoir ma place dans cette famille. Le père savait comment j'étais, Keii m'adorait, mais la mère était toujours restée sur ses gardes même en s'assouplissant un peu. Je restais un hybride aux yeux des parents. Mais être dans cette famille me permettait aussi d'apprendre comme on vivait. Les gestes de tous les jours, ce qu'il fallait faire dans certains cas, etc.
3.Crises
Comme je l'ai dit, le temps passait. Keii et moi grandissions. Et un jour, le jeune homme de 15 ans me demanda une chose que je ne voulais pas. Ce n'était pas quelque chose de méchant, ni d'horriblement désagréable. Il voulait juste que chacun ait son lit. Car, oui, nous dormions tout le temps ensemble depuis la première fois. Cela avait eu l'avantage de ne pas devoir acheté un lit pour moi. Mais comme la taille grandissait avec l'âge, il fallait un lit plus grand. Ou alors que nous ayons chacun le nôtre. Mais cela ne me plaisait franchement pas. J'avais pris l'habitude de dormir avec lui. Parfois il ne dormait pas à la maison et dans ces cas-là, je n'arrivais pas à trouver le sommeil avant le lever du jour, ce qui n'était pas pratique pour le dressage vu que j'étais mort de fatigue. Ce qui faisait que j'étais contre son idée. Elle me déplaisait. Pourtant c'était peut-être normal à presque 12 ans de dormir seul. C'était un peu comme dormir sans son doudou. Mais se défaire d'une habitude était tellement dure...
J'avais boudé et râlé pendant une semaine entière. Semaine après laquelle j'avais enfin accepté. C'était mon devoir, non ? Ou quelque chose comme ça, non ? Mais la première nuit fut juste horrible. On dormait pourtant dans la même pièce mais avec plus de distance. Mais malgré tout,  je n'arrivais pas à dormir. Keii aussi avait apparemment du mal. Et, d'un commun accord, on rapprocha nos lits. Cela nous faisait un lit double avec pleiiin de place ! C'était déjà mieux.

Quelques années après cela, Keii et moi avions pris de la distance sans vraiment nous en rendre compte. Le jeune homme était devenu adulte et moi j'entrai de plein pied dans l'adolescence. Puis un jour Keii parti de la maison. C'était étrange car c'était comme naturel. Notre complicité ne m'avait pas pourtant sembler faiblir. On se chamaillait, on s'embêtait. En revanche, j'avais senti comme une transformation dans sa façon de se comporter avec moi. C'était fini la période où j'étais comme son petit frère. Il avait peut-être quelqu'un en vue et cette personne l'accaparait tout entier. Mais il y avait un léger changement quand même.  De plus, j'étais en perpétuelle ébullition. Au dressage, je devais apprendre à protéger. Pour cela, il fallait savoir connaître son pouvoir. Le feu était l'un des plus dangereux. Le feu brûle et détruit tout. C'est pour cela qu'il est considéré comme dangereux et que moi aussi par la même occasion. En plus j'étais assez irascible. Le départ de Keii m'avait rendu triste sans que je ne m'en rende compte réellement. Sa mère me méprisait et je me sentais terriblement seul. Je ne m'étais jamais vraiment lié d'amitié avec les autres hybrides du dressage...
Oh, et puis... parlons-en du dressage, en peu plus en profondeur. A cause de ce pouvoir qui bouillonnait en moi, les autres non plus ne voulaient pas s'approcher de moi. Pourtant je n'étais pas méchant. Je me trouvais le plus sage. Sauf quand on me faisait chier. Mais sinon, on n'avait jamais rien à me reprocher. Surtout que nos pouvoirs étaient très faibles. Je faisais à peine des petites flammèches. Mais certains trouvaient ça bizarre qu'on puisse faire du feu à partir de rien. Pour moi, ce n'était pas à partir de rien. Cela venait de moi et je n'étais pas rien.
Mais les choses empirèrent à partir du jour de la visite médicale. Déjà de base, je n'aimais pas y aller. Heureusement, ce n'était pas tous les mois. Mais bon... Face au médecin, je n'étais pas à l'aise. Et parce que c'était un médecin, et parce que c'était un homme. Je ne comprenais pas pourquoi parfois j'avais ça. Pourtant avec Keii, ça allait très bien. Mais je le connaissais depuis longtemps, et avec nos moments partagés, ça ne pouvait qu'être normal que de bien se sentir avec lui. Mais avec cet inconnu... Il m'examina les oreilles, les yeux, les pieds, la bouche. Il pris ma température et fut surpris.

-Tu as de la fièvre. Comment te sens-tu ?
-Bien. Comme toujours.
-Tu es sûr ?

En posant cette question, il avait soulevé mon t-shirt et posé son appareil froid sur ma peau. Je sursautais, le repoussant, reculant et envoyant une de mes flammèches vers son bureau. Ce n'était pas volontaire. J'avais été tellement surpris et gêné que c'était parti tout seul. Un peu comme lors du réflexe du genou... Mais la flamme ne fut pas arrêtée. Aussi petite quelle était, elle toucha le bureau en bois qui prit feu rapidement. Dès lors, cela devint incontrôlable. Le médecin fit tout évacuer et appela les forces de l'ordre. Il me traita de dangereux terroriste qui avait voulu le carboniser comme une vulgaire saucisse. Alors que ce n'était pas du tout le cas ! Je fus alors interroger comme un criminel. Intimidé par l'homme en uniforme, je ne le regardais pas. Je m'en voulais, je me sentais coupable. Tout ce que je voulais c'était pouvoir aider, pouvoir racheter notre faute pour qu'une fois rachetée, on nous permette de vivre libre comme maman le voulait. C'était peut-être naïf mais c'était beau, non ? Mais comment l'expliquer à cet homme au visage fermé et sévère. Puis une jeune femme, elle aussi en uniforme vint me chercher et ce fut tout. Apparemment tout avait été arrangé et on avait conclut à un accident. J'étais soulagé mais sans l'être. Ce fut elle qui me ramena vers l'éleveur qui m'avait élevé depuis mes 6 ans. En y repensant, cela faisait aujourd'hui 10 ans. Je regardais la femme, j'avais envie de lui toucher l'épaule et de lui demander si j'étais obligé d'y retourner, si elle, elle ne voulait pas plutôt me garder. Elle semblait douce et gentille. Mais encore une fois, je n'osais pas et mon geste se perdu dans un mouvement flou.

De retour à la maison, l'épouse de l'éleveur fit une scène. Elle ne tolérait plus ma présence. « De toute façon Keii ne vit plus ici. Nous n'avons plus besoin de le garder ! » Le soir même, je dormais avec les autres hybrides. Adieu le luxe de la chambre de Keii...
4.La fin d'un monde
Depuis l'incident, je tentais de ne plus me faire remarquer. Je voulais juste une vie tranquille. Je ne voulais pas me battre, ce n'était pas dans mon caractère. Je ne voulais rien de tout ça. Je finissais le dressage sans encombre. J'essayais en tous les cas. Mais rejeté par les humains qui ne vous aiment pas et par les hybrides qui ne veulent pas vous les cramiez par accident, ce n'était pas vraiment facile.

Les éleveurs avaient avaient bien remarqué mon manque d'entrain à l'entraînement physique. Je ne voulais vraiment pas que l'on me remarque. Je ne voulais pas être le mieux classé. Je ne désirais pas devoir chasser ceux qui cherchaient une liberté hors de ce pays. Mon passé ne me le permettait pas. C'était comme trahir mes famille qui n'avait jamais voulu finir dans les mains des humains. J'avais accepté cette servitude qu'on nous imposait mais seulement dans un but précis. La rédemption. J'avais un léger doute par rapport à sa réalisation mais c'était peut-être une façon de ne pas regarder la vérité en face.

Mais une fois le dressage entier terminé, on m'envoya en magasin. Une petite pancarte indiquait mon nom, mon âge et tout autre donnée utile. Je devais me faire à l'idée que peut-être que tout ce que j'avais vécu jusqu'à présent était la partie la plus heureuse de ma vie...
Je me revoyais enfant, en boule dans le noir. C'était presque là même chose maintenant... Un nouveau recommencement allait se réaliser.

 


 
Ce que je suis vraiment

 
 
Mon surnom: Nade
Age: 20 ans
Comment es-tu arrivé ici?: fufufu ♥
Des choses à dire à propos du forum? Depuis le temps que je l'atteeeeend *^*
Le code du règlement:
 

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Dernière édition par Zen le Mar 29 Sep - 20:44, édité 17 fois
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Ran
 
 
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MessageSujet: Re: Zen || Le feu du recommencement    Dim 27 Sep - 22:09

Bienvenue! Oui depuis le temps que tu attends u_u'
Bon courage pour ta fiche ~

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MessageSujet: Re: Zen || Le feu du recommencement    Lun 28 Sep - 1:12

Bienvenue Zen kun!! Oui depuis le temps u_u" Et il est enfin ouvert *^*

Sinon je te souhaites bonne chance pour ta fiche! N'hésites pas si tu as des questions aussi ^^ J'ai hâte de voir ce que tu nous réserves! yeah!

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Merci Leim pour le kit!
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MessageSujet: Re: Zen || Le feu du recommencement    Mar 29 Sep - 20:40

Merci à vous deux ♥

Et voilà, ma fiche est terminée ♥ Bonne lecture ♥
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Ran
 
 
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MessageSujet: Re: Zen || Le feu du recommencement    Mar 29 Sep - 20:58




Félicitations !



J'aime beaucoup la façon dont ta fiche est construite '^'  et comme je vois aucun soucis, je te valide ~

Félicitations! Tu as complété ta fiche personnage avec brio! Te voici prêt/prête pour rp sur Hybrid Knight!
Pense bien à  recenser ton avatar! Tu peux aussi faire ta fiche de lien  et demander un logement ! Selon ton groupe tu peux aussi faire une demande d'hybride/maître/partenaire ici ~


Si tu as la moindre question, n'hésites pas à contacter tes administrateurs et modérateurs chéris que sont Azazel et Ran! <3

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MessageSujet: Re: Zen || Le feu du recommencement    

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Zen || Le feu du recommencement

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