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 Val - Un jour je serais le meilleur dresseur~ ♪

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MessageSujet: Val - Un jour je serais le meilleur dresseur~ ♪   Ven 18 Déc - 9:16



Valaod Franhofer


Prénom : Valaod, dit Val
Nom : Franhofer
Âge : 26 ans
Sexe : Mâle
Orientation sexuelle : Hybridophile bisexuel
Groupe : Clan Humain
Royaume : Arcadia
Rang : Civil
Métier : Dresseur d'hybrides
Pouvoir : Psychique – Val a le pouvoir, lorsque la paume de sa main entre en contact avec la peau de quelqu’un d’autre, de transférer les sentiments négatifs, tels que la peur, la colère, de la personne qu’il touche à lui-même.
Cela a généralement pour effet d’apaiser le sujet, ne lui laissant que des sentiments positifs ou neutres ou, dans de très rares cas, vidé de tous sentiments dans l’immédiat.
Le pouvoir est à sens unique. Val est incapable de transférer ses propres sentiments chez quelqu’un d’autre. Peut-être que son pouvoir le lui permettrait, mais il ne l’a jamais essayé. Le transfert de sentiments ne se fait pas instantanément mais petit à petit, dans un délai tout de même assez rapide, de l’ordre de quelques secondes.
Il faut que le contact se fasse de peau à peau pour que le pouvoir puisse faire effet. Il est inefficace sur les cheveux, les poils et les ongles.
Val ne peut plus désactiver son pouvoir. Après l’avoir utilisé trop de fois, il est devenu actif en permanence, l’obligeant à porter des gants constamment pour ne pas risquer de le faire subir à n’importe qui.


Caractère
Décrire Valaod est une chose des plus aisées. De manière générale, il n’a rien de particulier. C’est une personne comme on peut en croiser des milliers dans la rue, discuter deux secondes avec lui pour un événement ou un autre, puis l’oublier. En première impression, il se démarque rarement du reste de la population.

C’est quelqu’un qu’on pourrait qualifier de gentil, aussi bien envers les hybrides que les humains. Mais s’il l’est, c’est parce qu’il n’a généralement aucune raison de se comporter autrement.
Sa gentillesse est telle qu’on pourrait la retrouver chez n’importe qui : s’il remarque que quelqu’un a fait tomber quelque chose sans faire attention, il le lui ramasse et le lui rend. S’il bouscule malencontreusement quelqu’un, il s’excuse et passe son chemin. S’il remarque, dans un magasin ou autre, que quelqu’un n’arrive pas à atteindre un objet, alors il l’attrape pour lui s’il le peut. Il s’autorise même parfois à donner une petite pièce aux mendiants.
En somme, ses actions ne sont pas de beaucoup différentes de celle de tout un chacun. Peut-être seulement est-il un peu plus serviable que la majorité, lorsqu’il ne se sent pas d’humeur contraire.

Ses humeurs en question n’ont généralement rien d’inquiétantes. S’il cherche à avoir toujours l’air calme et souriant, il est cependant prompt à la colère, à la rancœur et à ressasser certains événements qui lui auraient déplus.
Puisqu’il aime que les choses soient faites comme il l’entend, sa colère et sa rancœur sont souvent provoquées par une contrariété dans déroulement attendu.
Sa colère n’est jamais explosive, il n’haussera que rarement la voix, préférant plutôt durcir le ton avec un regard involontairement glacial et des mots acérés qui peuvent être accompagnés de gestes violents envers les hybrides dont il s’occupe.

Même s’il essaie depuis longtemps, il n’arrive pas encore totalement à maîtriser ses sentiments. Ce n’est que relativement qu’il les contrôle, apprenant encore à les surmonter. Ce qui lui pose le plus de soucis est la colère, qu’il n’arrive jamais à anticiper, se laissant facilement submergé par celle-ci, et la peur dont il n’arrive pas toujours à se défaire, surtout vis-à-vis des hybrides sauvages, alors qu’il parvient sans trop de difficultés à surmonter peine et jalousie. La joie est la seule émotion qu’il n’a jamais tenté de contrôlé, la laissant éclater quand besoin est.
Puisque, de pars son pouvoir, il est amené à ressentir les émotions des autres, il a appris à s’en détacher. Si avant il lui arrivait souvent de se faire submerger par le flot, à présent il les laisser disparaitre à l’intérieur de son cœur après les avoir analysés et compris. Ce processus est rendu plus facile grâce à l’anticipation qu’il a des sentiments qu’il va ressentir, il est toujours préparé à rencontrer des émotions qui ne sont pas les siennes. Ainsi, il peut se trouver être très patient, avec quelqu’un, surtout les hybrides, cherchant à les comprendre et à en apprendre plus sur eux. Cependant, lorsque les sentiments qu’il reçoit sont plus forts que ce dont il s’attendait, il peut encore lui arriver de se faire engloutir par ceux-ci.

En parlant d’engloutir, Val est un gros gourmand. Il aime les pâtisseries, les gâteaux, les crèmes, bref, tout ce qui est sucré. Il serait même presque capable de manger des morceaux de sucre tel quel. Pour satisfaire sa gourmandise, il cuisine, et aime le faire. C’est l’une de ses plus grandes passions. Bon cuisinier, il aime concocter des plats succulents, pour lui et pour les autres. Indéniablement, il aime que l’on apprécie sa cuisine.
Cependant, à la cuisine, il y a une contrepartie : la vaisselle. S’il aime faire la cuisine, il déteste devoir nettoyer la vaisselle utilisée. Ainsi, la vaisselle sale a tendance à s’accumuler pendant plusieurs jours dans la cuisine avant qu’il se décide enfin à y faire quelque chose. C’est également pour cette raison qu’il s’est fait un stock important d’assiettes, de couverts et d’ustensiles de cuisine.

Au niveau social, Val serait considéré comme n’étant ni sociable ni asociale. Sa sociabilité n’est que dans la limite de l’usage. Rarement il ne discute avec les gens par pur sympathie, de façon désintéressée. D’habitude, il se limite à quelques questions d’usage sur comment ça va, quoi de neuf, et s’intéresser légèrement à la vie de son interlocuteur. S’il s’intéresse un peu plus que ça, ce ne serait que pour satisfaire une curiosité ou un intérêt.
En dehors de ça, il ne s’intéresse que très peu aux humains. Même si on lui a appris, comme à tous les humains Clans, que les hybrides sont les serviteurs des humains, il s’est forgé de lui-même l’idée que ceci n’est pas la faute des hybrides mais uniquement celle des humains.
Il comprend pourquoi les hybrides doivent être des serviteurs pour les humains, il l’accepte et vie volontiers avec. Il comprend que les hybrides doivent être dressés pour les humains. Il comprend que si un hybride agit mal, désobéit aux ordres de son maître, qu’il doive être puni. Mais à ses yeux, la faute de tout ceci n’appartient qu’aux humains.
À ses yeux, les humains, leur existence même, a initié les conflits entre eux et les hybrides, provoquant ultimement la servitude des hybrides décidée par la déesse. De ce fait, il éprouve une certaine rancœur envers les humains.
Cependant, tout ceci, sa rancœur, ses idées, ses réflexions, il ne les exprime jamais. Il est bien conscient que ses idées ne seraient pas bien accueillies par les autres Clans humains et que ça risquerait davantage de le desservir qu’autre chose.

Étant lui-même humain, il a décidé d’utiliser sa position pour aider les hybrides à sa manière. Il décida donc de devenir dresseur, pour s’assurer lui-même que les hybrides aient tous les outils qu’il leur faut pour pouvoir vivre correctement, sans aucun problème, avec leur maître.

Si Val s’inquiète autant du bien-être des hybrides, c’est parce qu’il aime les hybrides. On pourrait presque qualifier ceci de passion. Il aime à les connaître et est bien conscient des différences entre les hybrides et les humains.
Cependant, il les considère moins proche des humains que des animaux et peut souvent les traiter plutôt comme des animaux très évolués que comme des personnes. De ce fait, il a tendance à utiliser le vocabulaire animalier lorsqu’il parle des hybrides, appelant leurs mains des pattes, entre autres, et il ne considère, comme seuls responsables de leurs actes, que leur dressage ou leur maitre. Ainsi, à ses yeux, toute désobéissance d’un hybride n’est due qu’à son dressage, à son maître, ou un conflit entre le dressage et la volonté du maître.

Parmi les hybrides, il a une grande préférence pour ceux qui possèdent des traits félins. Sans forcément y faire attention, il cherche à se rapprocher d’eux, à s’en faire des amis, à les toucher, les caresser comme il caresserait un simple chat. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils provoquent une forte attraction sur Val qui rêverait de posséder des hybrides félins. Faute de cela pour le moment, il héberge près d’une cinquantaine de chats qui vont et viennent chez lui, car après tout, il n’aime pas que les hybrides félins, mais les félins en général.

Cette attirance, si elle est exacerbée pour les hybrides de type félins, ne se limite pas qu’à eux. Considérée comme malsaine par ses collègues et les autres arcadiens qui ont pu le remarquer, cette passion est plus qu’une simple passion, qu’une simple fascination. L’attirance qu’il éprouve se révèle très souvent être physique, si bien qu’il n’hésite que rarement à coucher avec les hybrides adultes ou adolescents qu’il dresse, peu importe le sexe, qu’ils soient consentants ou non, tant que cela ne détruise pas la confiance établie entre eux.
Pour le moment, ses actions n’ont jamais eu de conséquence néfaste, que ce soit sur les hybrides qui n’ont jamais su en vouloir à leur dresseur si doux, ou que ce soir sur sa carrière, son patron fermant les yeux sur les on-dit répandus et les bruits de couloir. Néanmoins, il est conscient que ce qu’il fait n’est pas correct et sait très bien qu’il n’échappera pas indéfiniment aux conséquences de ses actes qu’il est, malgré tout, pleinement prêt à assumer.

Au-delà de cela, il s’est toujours montré extrêmement possessif envers les hybrides dont il s’occupe. Ces hybrides, il les considère un peu comme étant les siens, ne voulant laisser personne les toucher ou leur parler sans son autorisation directe. Ils ne sont sous sa garde que pour le temps de leur dressage qui peut s’avérer court concernant certains. Il ne voudrait pas qu’un malheureux maladroit les blesse ou leur fasse perdre la confiance qu’ils ont en lui.
Cependant, il s’est toujours dit que s’il venait à avoir ses propres hybrides, il serait probablement moins possessif, leur laissant davantage de marge de manœuvre, tant qu’il peut leur faire confiance. Et concernant une certaine affaire moralement répréhensible, il sait qu’il se montrerait moins insistant. Du moins, il espère pouvoir l’être.

Les hybrides, il les considère comme des serviteurs. C’est ainsi qu’on lui a appris les choses et à la vue des éléments qu’on lui a donné, il n’a pas de raison de changer de point de vue. Malgré ça, il n’estime pas ça une raison pour traiter les hybrides moins bien que les autres humains et a un certain respect pour eux.
Aussi, il comprend parfaitement que des hybrides cherchent la liberté ou l’égalité aux humains. Il trouve ça normal, d’une certaine façon, car ces hybrides n’ont pas forcément envie de payer pour les fautes de leurs aïeux. Cependant, à ses yeux, la façon de traiter les hybrides à Arcadia est la plus naturelle qui soit.



Physique
Dans une foule, il est de ceux qu’on remarque assez facilement. Non pas parce qu’il est extravagant, mais parce que dans une marée de personnes, il est l’une des têtes qui dépassent un peu. Val est un peu plus grand que la moyenne, mais pas de grand-chose. Long et effilé, il semble parfois même plus grand qu’il ne l’est réellement.

Malgré sa taille, il arrive parfois qu’on s’interroge sur son genre. Sa longue crinière ondulée, pouvant descendre jusqu’au milieu de ses cuisses lorsqu’elle est détachée, d’une couleur beige tirant vers le gris, est loin d’être masculine, et ses traits du visage fins couplés à sa taille de guêpe font plutôt féminins.

Ses yeux, colorés entre l’ambre et l’or, sont comme deux fenêtres sur son âme. S’il ne les exprime pas forcément, la moindre de ses émotion est facilement lisible par quiconque est un minimum intéressé, affiché avec une fidélité infaillible.

Il a une peau claire, nette, semblant n’afficher aucune impureté. Cependant, sous ses manches, on peut remarquer des cicatrices, des plaies, des morsures, des coupures, des brûlures… Ces cicatrices, ces plaies, sont les résultats de rencontres détonantes avec des hybrides lors de son travail. Une fois passé le choc des cicatrices, on remarque que, même si ça ne se voit pas beaucoup, Val a des muscles correctement dessinés sans pour autant être imposants.

Vestimentairement parlant, Val porte généralement des tenues assez classiques. Beige et blanc sont ses couleurs de prédilection, n’hésitant pas à varier les teintes et à ajouter quelques touches de bleu. Occasionnellement, il peut s’autoriser des extravagances vestimentaires, surtout lors d’occasions spéciales, mais porte le plus souvent l’uniforme du centre de dressage dans lequel il est employé.

Cet uniforme se compose d’une chemise bleue claire et blanche à manches courtes, d’un pantalon tartan noir et bleu et d’une veste aux couleurs similaires. Celle-ci, il la porte généralement autour de la taille. S’il n’était pas obligé de l’avoir constamment sur lui, il ne l’aurait qu’en hiver.

Il agrémente ses tenues avec une paire de gants, qu’il est obligé de porter en permanence. Ceux-ci sont généralement en tissu, blancs ou noirs, ou en cuir noir ou marron lorsqu’il commence à faire froid. Des bijoux sont également des plus qu’il donne à ses tenues. À son oreille gauche, il porte une unique boucle d’oreille, un petit anneau ou une boucle pendante. Autour du cou, il lui arrive de porter des colliers qu’il assorti généralement avec quelques bracelets.



Histoire
Un jeune homme était assis à une table de la terrasse d’un café. Des cheveux noirs, ondulés, lui tombaient légèrement sur des yeux d’un bleu azuré et il était vêtu d’un uniforme bien connu en Arcadia.

Le mollet sur son autre genou, accoudé nonchalamment à la table en fer blanc, il fumait une cigarette en regardant son hybride assise sur le sol devant la table.

Celle-ci était vêtue d’un uniforme similaire à l’humain. À la peau légèrement tannée, ses cheveux sable striés de noirs cascadant jusqu’à ses hanches, elle dardait ses yeux d’ambre sur les passants, les observant avec méfiance, ses oreilles de panthère à l’affut, sa longue queue féline balayant doucement le sol.

Il lui avait proposé de s’asseoir en sa compagnie, sur une chaise, comme toute personne civilisée. Mais elle avait refusé, préférant s’asseoir sur le sol. Ça avait amusé le jeune soldat qui n’en avait pas attendu moins de sa partenaire. À chaque fois il lui proposait de s’asseoir à table, à chaque fois elle refusait, comme un rituel, une ritournelle bien définie.

La journée de travail était terminée. Elle s’était surtout résumée à de longues séances d’entrainements à la caserne des Guardians et, ayant épuisée les deux guerriers, nécessitait de se terminer dans une période de décompression, de repos, bien méritée.

Une serveuse arriva et déposa délicatement sur la table un cendrier et deux grands verres d’eau avant de rabattre le plateau contre son tablier noir couvrant son uniforme composé d’une chemise blanche et d’une jupe noire.

« Bonjour ! Que puis-je vous servir aujourd’hui, monsieur ? »

La voix de la jeune femme était aussi rayonnante que son visage encadré d’un rideau de cheveux d’un beige clair. Le jeune homme lui sourit, heureux de la revoir. Il écrasa sa cigarette dans le cendrier en verre et se tourna vers la serveuse, lui consacrant toute son attention.

« Cela fait plusieurs semaines que je viens tous les jours et que nous nous échangeons des coups d’œil intéressés. Peut-être serait-il temps de faire connaissance, non ? Je m’appelle Seyfert. Franhofer. Et elle, c’est Pericci. »

Ces derniers mots, il les avait dit avec un léger de mouvement de tête vers l’hybride assise sur le sol qui regardait son maître et l’étrangère qui l’intéressait. La demoiselle humaine eu un petit rire timide rappelant le rouge qui s’était installé sur ses joues, contrastant avec l’intérêt lisible dans ses yeux dorés. D’une voix moins enjouée, plus timide, plus calme, elle lui répondit, un sourire aux lèvres.

« Je m’appelle Nereïd. Nereïd Farlos.»

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Dans la petite maison qu’elle avait achetée avec son mari, Nereïd était couchée dans son lit. Un amas de coussins de tailles diverses mais tous de couleurs clairs, pastels, assorti à la décoration coquette de la chambre, soulevait légèrement son dos et lui tenait la nuque en place.

Ses traits étaient tirés. Elle avait l’air fatigué, exténué, maladif, comme si elle n’avait pas dormi depuis plusieurs jours. Et dans le silence assourdissant, presque religieux, presque lourd, de la pièce, elle se serait bien laissé emporter par un sommeil réparateur.

Mais elle s’y refusait. Pas tout de suite. Elle ne devait pas s’endormir. Pas encore. Il fallait qu’elle protège ce petit être qui reposait doucement, lui endormi, dans ses bras. Ce premier, ce nouveau-né, elle ne pouvait pas s’endormir et le laisser à la merci de l’hybride.

Seyfert, était parti tôt ce matin à la caserne, laissant Pericci s’occuper de sa femme, Nereïd, qu’il jugeait encore trop faible et qu’il voulait voir se reposer, et de son cher fils Valaod pendant que la mère du bout de chou se reposait de son accouchement d’il y a deux jours.

Cependant, si Seyfert faisait confiance à son hybride, l’humaine, elle, ne l’aimait pas. Et surtout, elle ne lui faisait pas confiance. Ce n’était pas inhérent à Pericci, Nereïd n’avait confiance en aucun hybride. Ce qui expliquait sans peine la raison pour laquelle elle n’a jamais eu son propre hybride. De plus, Pericci était un peu sauvage, peu civilisée, prompt à réagir aux moindres petits stimuli.

Son mari s’amusait du caractère sauvage de son hybride. Il y trouvait là un certain charme et l’avait choisi justement pour ce côté sauvage. Ceci dit, il répétait sans cesse à sa femme qu’elle était inoffensive, ce qui se trouvait vérifier dans la vie de tous les jours de la petite famille. Malgré ça, Nereïd n’avait jamais réussi à apprendre à lui faire confiance, quand bien même ça faisait déjà trois ans qu’elle la côtoyait régulièrement.

Aussi, en tant que mère protectrice, elle surveillait l’ennemi potentiel sans ciller. L’hybride avait pourtant l’air des plus douces possibles, assise sur le sol, les bras posés sur le lit, observant le nouveau-né endormi dans les bras de sa mère avec un sourire béat. Mais Nereïd ne se laissait pas avoir par ce petit air angélique. L’hybride regardait cet enfant depuis le matin, et l’humaine surveillait l’hybride depuis aussi longtemps. Il n’y avait probablement pas d’arrière-pensée malveillante de la part de Pericci, mais la jeune mère n’avait pas confiance. Elle n’avait qu’une seule envie, qu’une seule hâte : que son mari rentre enfin et qu’il éloigne cette tigresse – même si dans la réalité c’était une panthère, d’elle et de son enfant, et qu’elle puisse se reposer sachant son enfant en sécurité.




La petite chambre d’enfant aux murs bleus était à peine éclairée. Seule une lampe de chevet diffusait sa lumière, donnant à la pièce légèrement encombrée de jouets une atmosphère chaleureuse.

Dans le petit lit qui trônait au centre de la pièce se trouvait, couché sous les draps, l’enfant de la maisonnée, écoutant passionnément l’histoire qu’on lui racontait. Ses yeux dorés scintillaient d’émerveillement tandis que son esprit tentait d’imaginer les scènes se dérouler devant lui.

« … et dans la grande plaine de sable, avec papa, on allait chasser des bêtes grosses comme ça ! Aussi grosse qu’une maison ! Et … »

L’hybride, assise sur le sol à côté du lit, écartait ses bras pour donner un aperçu dérisoire de la taille de la créature dont elle parlait. Comme tous les soirs, elle racontait une histoire à Valaod. C’était devenu leur petit rituel. Elle lui racontait différents moments de sa vie. Lorsqu’elle était encore sauvage, avec ses parents dans le secteur Zéros, quand elle a été attrapée par les Hunters et dressée par les Clans, lorsqu’elle a été achetée par le père du garçon et différents moments de leur quotidien…

L’enfant adorait ces histoires. Surtout celles qui lui étaient contées du secteur Zéros. C’était un monde tout à faire à part qu’on lui racontait, mystérieux, effrayant, sauvage, où il aimerait bien se rendre mais à la fois aurait trop peur de s’y aventurer.

Et il adorait la conteuse, Pericci. Pour lui, elle était à la fois une nounou qui s’occupe de lui quand ses parents sont occupés, une compagne de jeu qui ne s’ennuie jamais de leurs divertissements, une amie à qui il pouvait dire tout ce qu’il avait sur le cœur.

Cette adoration était visiblement réciproque et Seyfert se félicitait de voir son hybride s’occuper si bien de son fils. L’enfant grandissait dans un foyer aimant et équilibré, ce qui ne pouvait que ravir les parents qui voulaient le meilleur pour leur fils.

Nereïd était dans l’encadrement de la porte, debout contre le chambranle de la porte, observant de toute sa grandeur maternelle l’hybride de son mari bourrer le crâne de son fils avec des histoires aussi stupides qu’exagérées. Comme un rituel sinistre, elle était là, chaque soir, surveillant que Pericci ne faisait pas de mal à son fils. Même si elle n’avait jamais décelé de geste inquiétant de la part de l’hybride, elle ne pouvait tout de même pas se résoudre à lui faire davantage confiance qu’il y a 8 ans, lorsque l’enfant était né.

« Allez Val, il est l’heure de dormir. »

Avec un sourire, la panthère ébouriffa les cheveux courts du petit garçon qui bougonnait un peu de ne pas pouvoir connaître la fin de l’histoire qu’il savait pourtant par cœur. Lui souhaitant une bonne nuit, elle sortir de la chambre tandis qu’elle recevait la réponse, passant à côté de la mère suspicieuse qui la regardait froidement.

Une fois l’hybride parti, le regard de Nereïd se réchauffa. Elle s’approcha de son fils, s’assit à son chevet et déposa un baiser sur son front. Mère protectrice comme elle était, il était évident qu’elle aimait son fils plus que tout au monde. Elle le borda et lui caressa la joue.

« Bonne nuit mon petit ange. »
« Bonne nuit maman. »

La femme éteint ensuite la lampe de chevet et se dirigea vers la lumière du couloir, seule lumière qui restait, sous les yeux de son fils souriant. Elle se retourna et lança un dernier sourire et coup d’œil à Valaod avant de fermer la porte et de la verrouiller.

Depuis toujours, elle fermait la porte de la chambre de son fils à clé lorsqu’il dormait, gardant jalousement le précieux passe, de peur de retrouver, le lendemain matin, son unique enfant éviscéré par la sauvage hybride.

Entendant le rassurant loquet se fermer, Val se tourna sur le côté et chercha le sommeil après avoir jeté un coup d’œil à travers la fenêtre. Il était heureux. Contrairement à d’autres enfants de sa connaissance, sa famille se portait bien, ses parents l’aimait, l’hybride de ses parents aussi. Il n’avait aucune conscience de l’animosité de sa mère envers Pericci qui n’en parle jamais. A ses yeux, elle était juste distante avec elle parce que, lui a-t-on apprit, les hybrides sont les serviteurs des humains.

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La soirée était venue au domicile des Franhofer. Dans la cuisine, l’ambiance était douce et agréable, parmi les parfums de légumes et d’épices. Mère et fils préparaient ensemble le repas du soir tandis que Seyfert était dans son bureau, à faire on ne sait quoi que ni sa femme ni son enfant n’ont le droit de savoir. Pericci, elle, était assise contre le chambranle de la porte qui séparait la salle à manger de la cuisine, somnolant à moitié, attendant le repas en écoutant vaguement ce qui se disait de l’autre côté de la porte.

Pour les deux chargés du repas, la cuisine, la préparation du dîner, était devenue une sorte de rituel quotidien immuable. Valaod et Nereïd chérissaient ces moments culinaires privilégiés passés ensemble et se retrouvaient chaque soir volontiers. C’était souvent une occasion pour approfondir leur lien mère-fils et d’avoir des discussions qu’ils n’auraient probablement pas eues dans un autre cadre.

Nereïd avait transmis à son fils unique tout ce qu’elle savait de la cuisine. Elle lui avait tout apprit, de A à Z, et avait été jusqu’à transmettre sa passion pour la cuisine. Cependant, si la mère était plutôt polyvalente dans la diversité des plats, Val avait eu un fort attrait pour la pâtisserie, la concoction de desserts en tout genre, et était bientôt arrivé à avoir pour rôle de préparer les desserts de la famille, domaine dans lequel il excellait.

Ce soir, la mère de famille était tendue, nerveuse, alors qu’elle faisait la cuisine. Cela ne s’entendait ni ne se voyait vraiment, alors le jeune garçon ne pouvait pas se doutait de la terrible nouvelle qu’on allait lui annoncer. Elle le savait, et d’un côté, elle aurait préféré qu’il s’en doute. Ça lui aurait probablement facilité les choses.

Les discussions, ce soit comme à l’accoutumé, allaient et venaient en fonction des fils de pensées de chacun des protagonistes tandis que ceux-ci s’activaient pour le repas. Ainsi, c’était entre deux discussions banales qu’elle finit par prendre son courage à deux mains, pendant qu’elle coupait des carottes, et décida d’aborder le difficile sujet dans la douce musique qu’émettait la poêle en train de cuire légumes et viande.

« Mm, tu sais, avec ton père nous avons décidé de revendre Pericci. »

Cette phrase, lâchée sur un ton de conversation on ne peut plus banale, eu l’effet d’une bombe pour le gamin. Ses yeux s’ouvrirent grands comme des soucoupes sous l’effet de la surprise. Immédiatement, il se figea sur place, avant de poser délicatement la cuillère qu’il avait en main. Alors, pensa-t-il, elle était finalement parvenu à convaincre le paternel de se séparer de Pericci…

« Mais ne t’inquiète pas, nous allons reprendre un hybride. Un hybride qui soit mieux dressé qu’elle. »

La mère de famille était bien consciente qu’acheter un autre hybride ne conviendrait pas à son fils. Cependant, elle espérait que ça pourrait atténuer sa peine et qu’il serait assez raisonnable pour ne pas causer de dispute quant à la vente de leur hybride actuelle. Mais de toute façon, quoi qu’il dise, cela ne changerait pas les faits. Enfin elle avait réussis à convaincre son mari à vendre l’hybride sauvage et cela ne pouvait plus être changé, même si le garçon protestait, ce qu’il ne manqua pas de faire.

« Je ne veux pas ! Vous ne pouvez pas faire ça ! Pericci n’est pas un objet ! Vous ne pouvez pas la vendre juste parce que tu ne l’aimes pas ! C’est mon amie, vous ne pouvez pas ! »

Les poings du jeune homme étaient serrés sur la table sur laquelle il travaillait. S’il était bien conscient que quoi qu’il puisse dire ne ferait pas vaciller la volonté de sa mère décideuse, il était quand bien même décidé à ne pas abandonner Pericci sans se battre. Elle lui était très chère mais savait bien qu’il ne pourrait pas faire changer d’idée sa mère qui avaient une forte animosité envers l’hybride, preuve étant que depuis douze ans, depuis sa naissance, si ce n’est plus, elle s’était toujours battue pour se débarrasser de la féline sans jamais abandonner.

Chacun campait sur ses positions, ne laissant pas l’autre prendre un pas du terrain dans l’arène fictive où se déroulait leur joute verbale. Aucun ne manquait d’argument, parlant du plus profond de leur cœur. Valaod invoquait son attachement pour Pericci, l’attachement de son père, le temps depuis lequel elle est parmi eux, l’inhumanité de la décision… Nereïd parlait du sauvage de l’hybride, de sa peur constante qu’il lui arrive quelque chose, de son inquiétude et de son amour pour lui…

Dans la cuisine, les voix s’élevaient, la discussion, l’argumentation, devenant une dispute, les cris se répondant les uns aux autres, pendant que le repas, oublié sur le feu, commençait à répandre une odeur de brûlé dans la cuisine sans que cela n’alerte aucun des deux.

Pericci, dans la salle à manger, assistait, effrayée, à la scène se déroulant dans la cuisine, observant à travers l’entrebâillement de la porte séparant les deux pièces. Le sujet de la dispute, elle ne le comprit pas. Elle n’avait écouté la conversation que d’une oreille à son début, et les cris à présent lui vrillaient les oreilles, l’empêchant de comprendre le fin mot de l’histoire. Elle était effrayée. Elle voulait que ça s’arrête, mais ne savait pas quoi faire.

Une gifle s’envola et ce fut le début de la fin.

C’était la première fois que la mère osait lever la main sur son fils bien-aimé. Jamais avant n’avait-elle eu besoin de le faire et même si elle en avait eu besoin, elle ne l’aurait jamais fait. Mais, pour la première fois où ils avaient un tel différend, elle s’était laissée emportée par la dispute.

L’hybride vit rouge. Que l’on puisse faire du mal à son jeune maître, à ce garçon qu’elle aimait tant, était une offense suprême. Avant que l’une ou l’autre eu pu comprendre ce qui se passait, Pericci se jeta toute griffes dehors sur sa maîtresse et lorsque Val lui cria de s’arrêter, il était déjà trop tard.

Son ordre se mua en un cri d’horreur lorsqu’il vit sa mère être éventrée sous ses yeux dans un flot de sang. Tout s’était passé tellement vite. Et ce qui suivit se passa tout aussi vite.

Seyfert, alerté par les cris de son fils qui n’était pas parti les cris de dispute auxquels il s’était attendu, apparu quelques secondes plus tard dans la cuisine. Son visage refléta l’horreur de la situation lorsqu’il vit son hybride ensanglantée à côté du corps de sa femme.

Pericci avait-elle pu lire dans son regard la rage de son maître ? Avait-elle pu lire les intentions meurtrières après cet attentat contre son être aimé ? Que ce fut le cas ou non, l’hybride attaqua son maître dans le fragment de seconde qui suivit sa découverte, le tuant sans lui laisser le temps de réagir davantage, avant de s’enfuir par la fenêtre dont elle brisa les vitres.

Seul survivant de cet affreux massacre, Valaod était en pleurs, à genoux en plein milieu de la cuisine. Tremblant de tout son long, il ne pouvait pas détourner le regard de ce macabre spectacle sanglant.

La seule amie qu’il n’avait jamais eue venait de détruire sa famille.




La nuit était déjà bien avancée en Arcadia. À travers les carreaux des grandes fenêtres, les rayons de lumière de la Lune tombaient froidement sur le plancher de la grande chambre. Les joues marquées par les sillons des larmes qu’il laissait couler dès qu’il était seul, Valaod regardait le sol illuminé.

Voilà quelques jours depuis la tragédie qui avait marqué sa famille. Alerté par des voisins ayant entendus les cris et vu l’hybride disparaitre, les autorités avaient découverts le massacre et confié l’enfant à sa seule famille restante, sa grand-mère maternelle, après avoir été entendu pour les faits.

Depuis, Pericci était traquée. Mais celle-ci, avec le désespoir d’un chaton effrayé, savait se cacher, exploitant les moindres trous dans les grillages, les murs, les moindres recoins permettant de disparaitre à la vue de tous. Malgré son habilité à se cacher, elle avait plusieurs fois été vue, coincée, et n’avait pas hésité à tuer pour assurer sa propre sécurité. Elle était redoutable, telle qu’on pouvait s’y attendre de la part de l’hybride d’un soldat, mais dans la situation présente, ce n’était pas pour le mieux.

Le garçon, retiré de l’école le temps qu’il se remette un peu du choc provoqué par le drame, suivait en cachette l’affaire de la traque, espionnant les conversations à travers les portes lorsqu’on venait remettre les nouvelles à sa grand-mère. Ce qu’il entendait le terrifiait. Il ne comprenait pas comment son amie hybride avait pu faire tout ça. Et surtout, il n’avait aucune envie qu’elle meurt, même s’il comprenait que c’était nécessaire après ce qu’elle avait fait.

Finalement, l’enfant repoussa sa couverture et se leva de son lit. Il avait pris sa décision. Un jeune garçon s’habillant en plein de milieu de la nuit pour faire le mur. Quoi de plus naturel ? Certainement pas son passage par la cuisine. Traversant la grande maison de sa grand-mère, ses pas raisonnants dans l’obscurité sous les yeux brillants des chats se reposant par-ci par-là, il se rendit à la cuisine et commença à passer en revue les couteaux qui s’y trouvaient. Observant leur taille et leur tranchant, il finit par choisir un couteau de table pointu qu’il cacha dans la ceinture de son pantalon.

Tout aussi furtivement, il traversa le reste de la maison et sorti par la porte d’entrée sans rencontrer la moindre résistance. En dehors des chats, les autres habitants du petit manoir avaient le sommeil lourd, ce qui expliquait que Val, qui n’arrivait plus à dormir depuis son arrivée ici, pouvait se promener dans la grande maison sans soucis et sans avoir à mesurer ses pas.

La nuit était fraîche et avec la petite brise nocturne, le garçon se félicitait d’avoir pris une petite veste. Dans les ténèbres, la ville était un monde tout à fait différent qu’il avait du mal à reconnaître. Vaguement éclairée ici et là par des lampadaires, la rue n’avait pas l’air sûr. Encore moins lorsqu’on se dit qu’un hybride fou, assoiffé de sang, rôde, et tarde à être maîtrisé.

Sans faillir, les pas de Valaod le menèrent vers la maison de ses parents. Pouvoir retrouver son chemin dans la nuit l’impressionnait. Rarement avait-il rendu visite à sa grand-mère et de ce fait il ne connaissait le chemin que vaguement, mais cette fois-là, il n’avait pas dévié de sa route ni même hésité sur le chemin à prendre.

À quelques mètres de la maison, il resta là, attendant dans le froid nocturne. Il n’eut pas à attendre longtemps. Bientôt, il sentit une chaleur familière l’agripper et entendit une voix tremblante. Pericci l’avait trouvé.

Il lui caressait les cheveux, doucement, affectueusement. La panthère pleurait, ses sanglots remplissant le silence de la nuit. Elle avait peur, elle voulait de l’aide. Tout d’abord le jeune humain ne dit rien, se contentant de lui caresser les cheveux. Il n’avait pas peur d’elle, il savait qu’elle ne lui ferait aucun mal.

L’hybride était véritablement bouleversé. Elle disait qu’elle n’avait pas eu l’intention de faire du mal, qu’elle n’avait pas eu l’intention de tuer, mais que son corps avait agis tout seul quand elle avait vu sa maîtresse le frapper. Sa seule volonté avait été de le protéger et son corps avait agis tout seul, sans distinction de qui était l’ennemi ou ses maîtres.

Val continuait de lui caresser les cheveux et commençait petit à petit à la comprendre, à comprendre sa peur, à comprendre sa peine. Petit à petit, Pericci se calmait.

« Je sais, je sais… » lui disait-il alors qu’elle continuait à s’expliquer, réitérant sans arrêt les mêmes mots, les mêmes excuses.

Pericci commençait à se calmer. Ses larmes ne s’écoulaient plus mais étaient passées dans les yeux du jeune humain qui devenait de plus en plus agité, effrayé. Il ne comprenait pas trop ce qui lui arrivait, mais il comprenait son amie hybride qui était avec lui depuis sa naissance.

Enfin se calma-t-elle et Val la serra contre lui, l’étreignant doucement, leur apportant à tous les deux un réconfort nécessaire. Ils étaient tout ce qui restait l’un pour l’autre. Même s’ils n’étaient pas liés par le sang, ils étaient la seule famille proche qui leur restait.

« Je sais, Pericci. Je sais. Tu ne voulais faire de mal à personne. »

Mais il n’était plus possible de vivre ensemble. Tout simplement, il n’était plus possible pour Pericci de vivre. On ne la laisserait plus vivre avec lui. Au cœur de l’étreinte qu’ils partageaient sereinement ensemble, Valaod passa sa main sur sa ceinture et en sortit le couteau qu’il avait caché là. D’un geste vif, il enfonça le couteau dans le cœur de l’hybride.

« Tout va bien Pericci. Tout va bien… »
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Val regardait ses mains. Seul, assis à la grande table de la salle à manger de sa grand-mère, il attendait. De temps à autres, il pouvait saisir quelques bribes de phrases, quelques mots le concernant, concernant ce qui s’était passé, depuis la cuisine adjacente, où une discussion intense avait lieu. Mais il n’y faisait pas attention.

Du sang qui s’était écoulé sur ses mains, sur ses vêtements, il n’en restait aucune trace. L’aube à peine levée, il avait été raccompagné chez sa grand-mère par les autorités qui l’avaient retrouvé dans la rue, en pleurs, le corps chaud de Pericci dans les bras. Sa grand-mère l’avait obligé à se laver et à se changer pour se débarrasser du sang d’hybride qui le recouvrait. Et depuis, il attendait pendant qu’elle discutait avec les autorités.

Il revoyait ce rouge sur ses mains… Il sentait ce liquide chaud et poisseux qui lui collait à la peau alors que ses mains étaient aussi propres que celles d’un bébé. Au fond de lui, il pleurait d’avoir dû prendre la vie de sa seule amie, mais dans ses yeux, ses larmes s’étaient taries depuis qu’il avait quitté son corps dans cette rue.

Bien sûr on lui avait demandé ce qu’il s’était passé, mais aux personnes qui l’avaient retrouvés, il n’avait rien su dire de cohérent. Son esprit embrouillé, il avait vaguement remarqué que certaines des émotions qu’il ressentait n’était pas les siennes, mais elles étaient si inextricablement ancrées en lui, qu’il n’aurait pas su les reconnaître.

Assit sur cette chaise depuis ce qui lui semblait être à la fois des heures et un fragment de seconde, le garçon avait progressivement fait la part des choses, retrouvant ses propres émotions tout en gardant celles qui s’étaient invitées en lui. Il l’avait compris, ces sentiments, ils étaient ceux de Pericci, avant qu’elle meure. Il l’avait compris, c’était son pouvoir, son fardeau, sa malédiction, qu’il venait à peine de découvrir.

Quelle cruauté du destin d’obliger un enfant, de douze ans à peine, à tuer sa seule amie et de lui faire ressentir ses sentiments avant qu’il lui porte le coup fatal…

Cette nuit, ce qu’il avait fait, ce qu’il avait ressenti, jamais il ne l’oublierait.




L’heure du repas de la mi-journée avait sonnée dans la grande maison de la grand-mère Farlos, largement relayée par les coucous qui annonçaient l’heure dans quasiment chaque pièce de l’habitation.

Comme tous les jours depuis les quelques mois qu’il habitait avec son aïeule, il était déjà attablé depuis cinq minutes, à la place qui lui avait été assignée. Sa grand-mère aimait bien que tout se déroule selon un planning et des règles immuables, décidés il y a bien longtemps, et tout le monde était censé s’y plier. Ainsi l’avait-on bien fait comprendre à Valaod dès son arrivée.

Le bruit de vaisselle qui s’entrechoque était devenu commun, tandis que l’hybride du manoir arrivait de la cuisine, faisant des petits pas prudents, ses mains tremblantes et faisant trembler le plateau qu’il portait, qui contenait le repas.

Le garçon avait pitié. Depuis longtemps, sa grand-mère et l’hybride de celle-ci vivaient seuls dans une maison bien trop grande pour eux. Ils vivaient tranquillement, mais Valaod voyait bien que la vie devenait difficile pour ces deux complices âgés.

La maîtresse de maison ne pouvait plus beaucoup se déplacer et était soumise à l’aide de l’hybride qui avait toujours été avec elle, bien que celui-ci se faisait tout aussi vieux et avaient lui aussi des difficultés notables. Par ailleurs chargé de l’entretien de la maison, on ne pouvait pas manquer de remarquer qu’il ne devait plus être compétent pour ça depuis longtemps, la poussière s’accumulant sur les meubles et les décorations. Les repas, quant à eux, étaient succins, peu consistants, et remplissaient à grand peine l’estomac de Valaod.

Certes ils semblaient heureux, après tout, Ashiu, l’hybride aux ailes blanches, appartenait à sa grand-mère depuis plusieurs décennies, alors même que la mère de Val n’était même pas un projet. Mais le petit-fils ne pouvait s’empêcher de trouver cette scène triste, et il était persuadé que lorsque l’un des deux finirait par rendre l’âme, l’autre n’aurait aucune chance de lui survivre.

Elle aurait très bien pu prendre un hybride plus jeune, plus apte à s’occuper d’elle, d’eux, mais elle refusait. Il le lui avait déjà posé la question, et elle avait répondu qu’elle ne voulait pas infliger à un hybride la perte de son maître et le traumatisme que ce serait de devoir retourner sur le marché des hybrides. C’était compréhensible. Valaod l’entendait bien. Mais il s’inquiétait malgré tout. Il aimait sa grand-mère et ne voulait que son bien.

Alors cette fois encore il avala l’eau coloré qui constituait la soupe sans goût du repas, se jurant que ce serait la dernière fois que tous les trois mangeraient ça. Il s’était bien décidé à être le soutien que la femme refusait de trouver auprès d’un autre hybride.

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Les chats gambadaient en miaulant dans les jambes des deux humanoïdes qui s’activaient en cuisine. De toute évidence, ils avaient faim, mais personne n’était disposé à leur accorder de l’attention. Ashiu coupait grossièrement des légumes tandis que Valaod en était à un moment critique du tempérage du chocolat.

Depuis plusieurs années déjà, le garçon assistait l’hybride dans l’entretien de la maison, même si entre les deux, l’humain était celui qui faisait le plus, voire même la majorité, que ce soit en termes de ménage ou de cuisine. Si au début, Val avait été plus un fardeau qu’une aide, il avait rapidement apprit à maîtriser les arcanes du ménage et les secrets de la cuisine et offrait à sa grand-mère et à son hybride de pouvoir vivre dans un intérieur propre et bien entretenu, ainsi que des repas plus consistants que ce dont ils avaient l’habitude.

Grâce à ces tâches, il pouvait ainsi remercier sa grand-mère comme il se devait de lui avoir offert un endroit où vivre. Aussi, il continua d’assouvir sa passion pour la cuisine, surtout la pâtisserie et la confiserie. Il aimait la précision que nécessitait cet art ainsi que les mélanges de saveurs qui pouvaient être faits. Des expérimentations sucrées, il en faisait beaucoup, mais était bien souvent le seul à pouvoir les goûter, les deux autres habitants du manoir n’ayant plus une santé assez bonne pour faire des excès sucrés à hauteur du nombre de pâtisseries que Val sortait.

Un petit cri, des bruits, mats et un plus raisonnant, d’objets qui tombent. Le garçon, de presque dix-sept ans se détourna de sa casserole de chocolat pour voir son assistant assailli, les griffes d’un chat enfoncée dans une de ses ailes auxquelles il manquait déjà des plumes. Instantanément, il vint à son secours, décrochant le chat et faisant fuir les autres pour qu’ils les laissent un peu tranquille.

S’il aimait beaucoup ces chats, et même les chats et autres félins en général, il ne comprenait pas pourquoi, alors qu’elle avait un hybride ailé, oiseau, elle avait décidé de recueillir tant de chat. Actuellement, il en comptait une dizaine, tous nommés, allant et venant, entrant dans la maison comme dans un moulin et y établissant leurs quartiers quand ils en avaient envie. Ceux-ci embêtaient souvent l’hybride. Après tout, c’est dans l’instinct d’un chat d’attaquer les oiseaux. Mais s’il y était habitué depuis le temps, Ashiu avait de plus en plus de mal à faire avec, son âge avançant ne le rendant que plus fragile.

Les félins ayant fuis, Val aida l’hybride à ramasser le couteau et les morceaux de légumes qui étaient tombés avant de reprendre le tempérage du chocolat de zéro, sous les remerciements.

« Tu as décidé de quel métier tu aimerais faire ? Pâtissier, ça t’irait bien. »

L’hybride parlait au petit-fils de sa maîtresse comme s’ils étaient des amis, et dans les faits, ils l’étaient devenus. Pour Valaod, il n’y avait pas de différence entre un hybride et un humain, si ce n’est qu’il n’arrivait pas à discuter vraiment avec ses camarades et que les hybrides n’étaient pas humains. Dans ce cas, il préférait largement se lier d’amitié avec un hybride.

Cette question, l’hybride le lui avait déjà posé plusieurs fois. Mais sa mémoire défaillante le faisait se répéter, s’imaginant qu’il s’était posé la question à lui-même ou oubliant simplement qu’il avait un jour posé cette question. Val ne s’en formalisait pas. Il en avait l’habitude, après tout, entre lui et sa grand-mère, et il continuait toujours à répondre les mêmes choses.

« Je ne sais pas. Pâtissier serait bien, oui, mais… Je ne sais pas… Je ne pense pas avoir envie d’en faire ma vie. »




Les rues étaient calmes en ce début de soirée. Dans la lueur du crépuscule, les gens marchaient tranquillement, rentrant de leur travail, sortant rencontrer des amis, ou comme Valaod, allant faire des courses.

Il était accompagné, comme toujours, de l’hybride de sa grand-mère. Celle-ci ne pouvait plus se déplaçait, elle l’envoyait faire les emplettes à sa place, et puisqu’il se faisait vieux, le jeune homme l’assistait fréquemment, ce qui était nécessaire surtout lorsqu’il fallait porter de lourdes charges, comme de quoi remplir le garde-manger.

Ni l’un ni l’autre ne parlait. Il n’y avait rien à dire, et puis, Val n’était pas du genre à raconter ses journées de cours qui étaient des plus banales. Il était un élève dans la moyenne au niveau des notes, mais assez remarquable par le fait qu’il était toujours seul, qu’à force ses camarades de classe l’évitaient. Ça lui était égal, lui-même n’appréciait pas vraiment leur compagnie et se contentait bien de sa solitude.

Puis un fracas vint troubler le calme de la rue. Tous les yeux se tournèrent vers la source du dérangement : un hybride dont les griffes, tremblantes, avaient laissé échapper les provisions qu’il portait pour son maître et qui s’étaient écrasées sur les pavés.

« Bon à rien ! »

L’homme réprimanda son hybride sévèrement, et s’autorisa même à le frapper. Officiellement la maltraitance des hybrides était interdite en Arcadia. Mais ce n’était pas de la maltraitance, c’était une punition. Lorsqu’un hybride n’est pas obéissant, lorsqu’il fait des bêtises, il est normal de le punir. Alors personne n’intervint, tout le monde était d’accord. Même Valaod.

Celui-ci concevait bien qu’il pouvait être nécessaire de punir lorsqu’il y en a besoin, mais il ne pouvait pas concevoir qu’il en soit besoin. Les hybrides étaient censés être dressés avant d’être vendus aux citoyens. Ils étaient censés savoir tout ce qu’il y a à savoir pour servir son maître correctement et ainsi ne pas craindre une quelconque punition.

S’il à cet hybride, qui se faisait punir sous ses yeux, il lui arrivait ceci, ce n’était que parce que la personne qui l’avait dressé avait mal fait son travail. L’hybride n’était pas responsable, c’était le dresseur le fautif.

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L’heure du thé.

Ce moment de la journée était chéri de la grand-mère Farlos et elle ne souhaitait pas qu’on l’oublie. De fait, elle imposait à son petit-fils de prendre le thé avec elle. À force, Val lui-même avait pris cette habitude et ne manquait jamais l’heure du thé qui était devenu un moment sacré.

Ça permettait aux deux parents de se retrouver, de discuter de choses et d’autres alors qu’ils se voyaient peu souvent pendant la journée, si ce n’est à l’heure des repas, chacun ayant sa petite vie de son côté, surtout le jeune homme, avec ses cours qui lui prenait la plus grande partie de la journée, même s’il ne lui restait plus qu’une semaine avant d’avoir terminé ses études principales.

« J’ai discuté avec mon ami, » dit la grand-mère en posant sa tasse de thé sur la secoue qu’elle tenait dans l’autre main, installée confortablement dans son fauteuil. « Il serait ravis de t’enseigner le métier de dresseur. »

Elle lui sourit. Il y a quelques semaines, son petit-fils avait exprimé le désir de devenir dresseur d’hybrides. Ce choix, qui semblait sorti de nulle part, étonna la vieille dame, mais elle ne le discuta pas. Depuis, Valaod avait cherché un dresseur acceptant de le prendre en tant qu’apprenti, mais ne s’était confronté qu’à des refus. Avec la fin de l’année scolaire qui arrivait, madame Farlos avait décidé de prendre en main l’éducation de la seule famille qui lui restait.

« Merci grand-mère, je ne te décevrais pas. »

Val savait qui était l’ami de sa grand-mère. Il en avait entendu parler et avait entendu parler des méthodes qu’il utilisait pour dresser les hybrides. Cet homme, on le disait loin d’être tendre avec les hybrides, obtenant leur respect et leur obéissance à travers la crainte et les obligeant à vivre dans des conditions rudimentaires, comme des animaux, avec des cages en guise de chambre et des gamelles en guise d’assiette.

Et tout cela ne lui plaisait pas, même s’il ne le montrait pas. Néanmoins, il ferait avec, pour le bien de la carrière qu’il voulait, et surtout, pensait-il, pour le bien des hybrides qu’il serait amené à dresser. Et puis, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, il se disait que même de ces techniques qu’il n’emploierait probablement jamais, il pourrait apprendre et en tirer du bon. Surtout, il saurait ce qu’il ne faudrait pas faire.




Val était exténué, aussi bien physiquement que mentalement. Ses journées d’apprentissage chez le dresseur, ami de sa grand-mère, étaient longues et difficiles. Il apprenait beaucoup, le dresseur était un excellent professeur, même un excellent homme en tant que personne, compréhensif des différences de point de vue, fort d’une connaissance poussée sur les hybrides et les arcadiens.

Le jeune homme apprenait, tout d’abord sur les hybrides eux-mêmes, les différentes sortes des hybrides, leurs pouvoirs, les différences entre les hybrides sauvages et ceux nés ici, à Arcadia, leur comportement, mais aussi quel est le comportement que l’on souhaite inculquer aux hybrides, comment contrecarrer leurs pouvoirs grâce au sceau des dresseurs si besoin, les choses qu’il fallait enseigner aux hybrides…

Aussi, au-delà des cours magistraux, le dresseur lui faisait pratiquer ce qu’il lui avait appris. Il lui avait réservé certaines parties du dressage d’hybrides qui lui avaient été confiés et lui laissait le champ libre, le permettait d’utiliser d’autres façons de faire que les siennes tant que les résultats étaient là et solides. Ceci soulageait Val qui ne souhaitait pas faire usage de la violence sur les hybrides, comme son mentor le faisait.

L’apprenti s’en sortait bien. Comme il s’en doutait, il était possible de dresser un hybride sans aucune violence, en se montrant bon et attentionné. Ce n’avait pas été facile d’obtenir la confiance d’hybrides à qui on avait donné l’habitude de craindre l’humain. Pour les calmer, et les comprendre, le garçon avait trouvé une utilité de son pouvoir qu’il n’hésitait pas à utiliser voire à en abuser. Mais ça fonctionnait, il gagnait la confiance des hybrides dont on lui avait confié une partie du dressage pour son apprentissage, même s’il était très affecté par l’utilisation de son pouvoir.

Autant que d’apprendre le dressage des hybrides, il apprit de lui-même la maîtrise de son pouvoir, et par extension, la maîtrise des émotions qu’il ressentait. À ses yeux, il devint rapidement évident qu’il était plus facile de maîtriser les sentiments d’autrui que ses propres sentiments, puisque dans l’utilisation de son pouvoir, il savait quand ces émotions allaient apparaître et pouvait s’y préparer, se renforcer mentalement, alors que ses propres émotions surgissent sans crier gare.

Aujourd’hui marquait un nouveau cap dans l’apprentissage de Valaod. Son maître, jusqu’à présent, ne l’avait confronté qu’à des hybrides qu’il ne jugeait pas comme dangereux. Mais comme il ne devait pas s’attendre, dans sa carrière, à ne rencontrer que des hybrides inoffensifs, il fallait bien passer à l’étape suivante et le confronter à des hybrides plus difficiles.

Valaod était devant une cage dans laquelle se trouvait un jeune hybride que les hunters avaient rapportés du secteur Zéros. Ses oreilles semblables à celles de chat étaient plaquées sur son crâne et ses crocs, largement dévoilés, étaient impressionnants, conjuguées à son feulement.

« Qu’observes-tu ? »

Il était toujours important d’observer les hybrides avant de les dresser, c’était ce qu’on lui avait enseigné. D’une voix calme, observant le jeune homme-chat, il décrivit factuellement ce qu’il voyait et fit plusieurs conjectures quant à la vie passée de l’hybride. Son maître semblait satisfait et le laissa s’approcher de la cage.

Se voulant rassurant, il murmura, d’un ton apaisant, qu’il n’allait pas lui faire de mal, tandis qu’il s’approchait de la cage. Le chat, quant à lui, continuait de le fixer d’un air menaçant, prudent, sans bouger du fond de sa cage. Val approcha la main, doucement, la passa à travers les barreaux, pour aller toucher le jeune homme, l’apaiser de par son pouvoir, comme il avait l’habitude de le faire.

Un coup sec, un claquement, le jeune homme se retrouva dos contre le sol, à un ou deux mètres de la cage, le bras toujours tendu mais la main ensanglantée, son maitre dressé entre lui et la cage dont les barreaux les plus proches étaient assaillis par l’hybride qui avait un peu de sang sur ses crocs.

« Désolé p’tit, il a été plus rapide que moi. »

Le dresseur s’approcha de son apprenti et lui prit la main qu’il examina rapidement avant de la lâcher.

« Une égratignure. Rien d’important. Tu en auras d’autre, surtout si tu persistes à vouloir utiliser ton pouvoir. Comprend bien que si tu veux toucher un hybride effrayé, il risque de t’arracher le bras. Jusqu’à présent, tu n’as eu affaire qu’à des hybrides qui ne présentaient aucun danger, mais ça ne sera pas toujours le cas. Parvient à dresser cet hybride sans mon aide, et tu auras terminé ton apprentissage. »

Valaod regardait avec des yeux grands ouverts sa main, toujours tendue, qui tremblait légèrement, choqué. Du bout de ses doigts râpés par les crocs de l’hybride, du sang goûtait sur le sol et glissait le long de son bras. Il avait compris. S’il voulait être un vrai dresseur, il lui fallait apprendre à dresser ce petit monstre.

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Suite de l'histoire ici.



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Dernière édition par Valaod Franhofer le Dim 6 Mar - 15:02, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Val - Un jour je serais le meilleur dresseur~ ♪   Ven 18 Déc - 9:57

Re-bienvenue ~ Bon courage pour ta fiche et comme tu le sais, si tu as des questions n'hésite pas ~!

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MessageSujet: Re: Val - Un jour je serais le meilleur dresseur~ ♪   Dim 20 Déc - 12:08

Re bienvenue à toi! ^^ Et bon courage pour ta fiche! J'adore ton vava *^*

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Merci Leim pour le kit!
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MessageSujet: Re: Val - Un jour je serais le meilleur dresseur~ ♪   Dim 20 Déc - 13:42

Omgggg Mikadooooo *_____________*

Re-Bienvenuuue !
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MessageSujet: Re: Val - Un jour je serais le meilleur dresseur~ ♪   Dim 6 Mar - 0:13

Terminé !

Alors, tout d'abord, je m'excuse pour le temps que j'ai mis pour écrire cette présentation.
Ensuite, je m'excuse auprès de qui devra lire ça.

Comme j'ai allègrement dépassé la limite de caractère pour un message, la suite de l'histoire ce situe ci-dessous :

Spoiler:
 

Merci !


Dernière édition par Valaod Franhofer le Dim 6 Mar - 15:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Val - Un jour je serais le meilleur dresseur~ ♪   Dim 6 Mar - 14:56

Déjà félicitation pour avoir fini ta fiche ~
J'ai commencé à lire ta fiche, cependant, j'ai lu le caractère et une bonne partie de l'histoire maiiis je ne vois pas le physique en fait ._. Tu as mis l'histoire dans la partie physique >:

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MessageSujet: Re: Val - Un jour je serais le meilleur dresseur~ ♪   Dim 6 Mar - 14:57

Tchu. Problème de faire ça malade et tard la nuit. Je change ça tout de suite ! ♥

EDIT : Voilà, c'est fait. Encore pardon...
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MessageSujet: Re: Val - Un jour je serais le meilleur dresseur~ ♪   Dim 6 Mar - 17:57




Félicitations !


Félicitation! J'ai beaucoup aimé l'histoire! Tout me va donc je te valide ~

Félicitations! Tu as complété ta fiche personnage avec brio! Te voici prêt/prête pour rp sur Hybrid Knight!
Pense bien à  recenser ton avatar! Tu peux aussi faire ta fiche de lien  et demander un logement ! Selon ton groupe tu peux aussi faire une demande d'hybride/maître/partenaire ici ~ Si tu es un double compte, n'oublie pas de le recenser ici !


Si tu as la moindre question, n'hésites pas à contacter tes administrateurs et modérateurs chéris que sont Azazel et Ran! <3

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